
La théorie du Blue Beam Project, développée par Serge Monast, postule qu’un complot mondial orchestré par des puissances telles que la NASA ou les États-Unis vise à manipuler les populations à travers des événements divins ou surnaturels artificiels. Ce projet présumé utiliserait la peur et l’incertitude pour instaurer un Nouvel Ordre Mondial (NWO), détruire les religions traditionnelles et imposer une religion mondiale unique. En étudiant les événements majeurs survenus en Haïti depuis 2005, il est possible d’interroger cette théorie à la lumière des crises profondes que traverse le pays.
Les analyses suivantes examinent les dimensions sociopolitiques, naturelles et religieuses des faits marquants en Haïti et leur possible lien avec les mécanismes décrits par le Blue Beam Project.
Depuis 2005, Haïti a été frappée par plusieurs catastrophes naturelles dévastatrices :
• 2008 : Les ouragans Hanna et Ike, qui ont causé des milliers de morts et des dégâts majeurs.
• 2010 : Le séisme de magnitude 7.0 qui a tué plus de 200 000 personnes et laissé 1,5 million de sans-abri.
• 2016 : L’ouragan Matthew, qui a ravagé le sud du pays, aggravant l’insécurité alimentaire.
• 2021 : Un séisme de magnitude 7.2, suivi par des inondations.
Si ces catastrophes s’expliquent par la situation géographique d’Haïti, certaines théories, en lien avec le Blue Beam Project, suggèrent que des technologies avancées (comme le projet HAARP) pourraient amplifier ou déclencher ces événements. Dans ce cadre, les catastrophes ne seraient pas seulement des drames naturels, mais des instruments de contrôle social. Ces crises successives plongent la population dans un état de survie, favorisant la dépendance envers l’aide internationale et limitant toute résistance aux interventions extérieures.
L’effet psychologique de ces catastrophes est central dans le Blue Beam Project : elles installent un sentiment d’impuissance et de désespoir, préparant le terrain pour des transformations politiques ou spirituelles imposées de l’extérieur.
Haïti est également marquée par une instabilité politique chronique :
• 2004-2006 : Après la chute de Jean-Bertrand Aristide en 2004, la mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) est déployée, marquant une nouvelle étape de la dépendance envers la communauté internationale.
• 2010-2011 : Sous la présidence de René Préval, l’ingérence étrangère se renforce, notamment dans la gestion de l’aide après le séisme.
• 2021 : L’assassinat de Jovenel Moïse, un événement jamais élucidé, plonge le pays dans un chaos sans précédent.
Ces crises politiques récurrentes affaiblissent les structures nationales, laissant la voie ouverte à des interventions extérieures. Selon le Blue Beam Project, cela pourrait s’inscrire dans une stratégie globale visant à éroder la souveraineté des États-nations au profit d’un contrôle centralisé. En Haïti, le rôle des organisations internationales et des puissances étrangères dans la gestion de la crise est souvent perçu comme une mainmise déguisée, destinée à orienter les décisions politiques en faveur d’intérêts externes.
Haïti, pays à la croisée des cultures et des religions, est profondément marqué par le christianisme, le vodou et d’autres formes de spiritualité. Depuis 2005, on observe plusieurs phénomènes qui pourraient correspondre à la dimension spirituelle du Blue Beam Project :
• Prolifération des prophètes et figures mystiques : Ces dernières années, de nombreux “prophètes” autoproclamés ont émergé, annonçant des catastrophes ou des messages divins. Ces discours apocalyptiques renforcent un climat de peur et de dépendance spirituelle.
• Augmentation des rumeurs sur des apparitions divines : Certaines histoires rapportées dans les médias locaux, comme des visions d’anges ou des miracles supposés, suscitent des interrogations sur leur origine réelle.
• Liens entre la religion et le politique : De nombreux dirigeants ou groupes de pouvoir utilisent des références religieuses pour légitimer leurs actions, exploitant ainsi la foi populaire.
Dans le cadre du Blue Beam Project, ces dynamiques pourraient être interprétées comme des tentatives d’orienter les croyances religieuses vers une direction prédéfinie. En utilisant des technologies avancées (holographies, sons artificiels), les groupes de pouvoir pourraient simuler des apparitions divines pour manipuler les masses.
4. La désinformation et l’exploitation de la peur collective
Depuis 2005, Haïti est également confrontée à une explosion de la désinformation, amplifiée par l’essor des réseaux sociaux. Les rumeurs sur des complots, des apparitions divines ou des interventions extraterrestres sont monnaie courante. Cette situation reflète une autre phase du Blue Beam Project : semer la confusion et l’incertitude pour affaiblir la rationalité collective.
Par exemple :
• La pandémie de COVID-19 a été accompagnée de théories sur des complots internationaux, renforçant la méfiance envers les autorités locales et étrangères.
• Des rumeurs sur des “projets secrets” de puissances étrangères alimentent la peur d’un agenda mondial caché.
Dans ce contexte, la désinformation devient un outil pour diviser la population et neutraliser toute tentative d’organisation ou de résistance.
Le Blue Beam Project prédit l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial par la destruction progressive des structures étatiques et religieuses. En Haïti, cette dynamique est palpable :
• Les institutions publiques sont affaiblies par des décennies de mauvaise gouvernance et de corruption.
• La dépendance envers l’aide internationale est totale, notamment après les catastrophes naturelles et les crises politiques.
• Les interventions étrangères, souvent justifiées par des motifs humanitaires, contribuent à une érosion de la souveraineté nationale.
Cette situation correspond aux objectifs présumés du Blue Beam Project : créer un climat où la population accepte, voire réclame, une gouvernance globale en raison de l’effondrement des alternatives locales.
De 2005 à nos jours, Haïti a connu une succession de crises qui semblent correspondre, en partie, aux mécanismes décrits par le Blue Beam Project. Les catastrophes naturelles, l’instabilité politique, la manipulation des croyances religieuses et la désinformation créent un terrain fertile pour une domination extérieure. Cependant, il est important de distinguer les faits des spéculations : si certains éléments peuvent prêter à confusion, d’autres relèvent clairement de dynamiques structurelles propres à Haïti, comme la mauvaise gouvernance ou l’exploitation économique.
La théorie du Blue Beam Project, bien qu’intrigante, ne doit pas faire oublier que la véritable manipulation peut également résider dans des stratégies d’ingérence et de dépendance économique bien réelles. Haïti, plus que jamais, a besoin d’une prise de conscience collective pour échapper à cette spirale et restaurer sa souveraineté.