L’US Navy confie la gâchette de ses canons lasers à l’IA !

0
500

Depuis plusieurs années, les marines du monde entier investissent massivement dans les armes à énergie dirigée, et notamment dans les canons lasers. Ces technologies promettent une défense révolutionnaire contre les drones, missiles et autres menaces aériennes. Désormais, l’US Navy franchit une nouvelle étape en intégrant l’intelligence artificielle (IA) à ses systèmes laser, reléguant l’opérateur humain à un simple rôle de supervision.

L’intégration d’armements laser sur les navires de guerre est un pari stratégique judicieux : ces armes ne nécessitent aucune munition physique, leur coût par tir est extrêmement faible et elles frappent à la vitesse de la lumière. Après des années de tests, la marine américaine commence à les déployer, comme en témoigne l’équipement du destroyer USS Preble avec le système laser HELIOS, d’une puissance de 60 kW. Lors des récents essais, cette arme a réussi à abattre un aéronef sans pilote, confirmant son efficacité.

Cependant, une difficulté majeure demeure : l’acquisition et le ciblage précis d’un ennemi mouvant. Si un opérateur humain peut encore gérer une attaque isolée, il devient rapidement dépassé face à des essaims de drones ou des missiles hypersoniques. C’est là qu’intervient l’IA.

Pour maximiser la précision et la réactivité du système, l’US Navy a fait appel à l’intelligence artificielle. En collaboration avec Lockheed Martin, Boeing et l’Air Force Research Laboratory (AFRL), des chercheurs de la Naval Postgraduate School (NPS) ont entraîné un modèle d’IA avec plus de 100 000 images d’un drone MQ-9 Reaper miniature. Grâce à cette base de données, l’algorithme est capable d’identifier les faiblesses structurelles de la cible et de corriger automatiquement les déviations du faisceau laser causées par les distorsions atmosphériques.

Les tests ont révélé que le modèle le plus efficace était celui entraîné avec des données réelles, surpassant de loin les simulations synthétiques. Cette avancée permet de garantir un ciblage optimal, même sur de longues distances.

L’objectif final est d’intégrer cette IA à des démonstrateurs avancés comme le High Energy Laser Expeditionary (Helex), actuellement en test dans l’armée américaine. À terme, l’opérateur humain ne jouerait plus qu’un rôle de validation, laissant l’IA gérer l’ensemble du processus de défense en temps réel.

L’automatisation des canons laser marque un tournant dans la stratégie militaire moderne. Si ces technologies sont encore en phase de développement, leur intégration à grande échelle pourrait bouleverser l’équilibre des forces sur les mers. Avec une IA aux commandes, les systèmes de défense navale gagnent en rapidité, en précision et en efficacité.

Si l’IA promet d’améliorer considérablement la protection des navires, elle soulève aussi des questions éthiques et stratégiques. Qui sera responsable en cas de tir erroné ? Jusqu’où peut-on laisser une machine prendre des décisions létales ? Ces débats sont loin d’être tranchés, mais une chose est sûre : l’ère des armes autonomes est déjà en marche.

L’US Navy, en confiant de plus en plus de responsabilités à l’intelligence artificielle, démontre une fois de plus que la guerre du futur sera indissociable de la technologie.

Restez informé sur les dernières innovations technologiques en vous abonnant à TekTek sur nos différents réseaux sociaux :

🔵 Twitter/X : @iam_tektek

🟣 Threads : @iam_tektek

🟢 WhatsApp : Rejoindre la chaîne TekTek

Partager

Comments are closed.