Meta accepte de payer 25 millions de dollars à Donald Trump après la suspension de ses comptes Facebook et Instagram

Meta vient d’acter un règlement historique avec Donald Trump, mettant un terme aux poursuites engagées par l’ancien président américain après la suspension de ses comptes Facebook et Instagram en janvier 2021. La firme dirigée par Mark Zuckerberg a accepté de verser 25 millions de dollars en dédommagements, selon un porte-parole du groupe interrogé par l’AFP.
L’exclusion de Donald Trump des réseaux sociaux de Meta était intervenue au lendemain de l’attaque du Capitole, un événement qui avait secoué la démocratie américaine. À l’époque, la décision de Meta avait été suivie par d’autres plateformes, dont Twitter (aujourd’hui X). L’entreprise de Menlo Park justifiait alors cette suspension par le risque que Trump puisse inciter à de nouvelles violences.
Face à cette interdiction, l’ancien président avait contre-attaqué en intentant une action en justice, dénonçant une « censure arbitraire » et une violation de son droit à la liberté d’expression. Meta avait finalement levé la suspension des comptes de Trump deux ans plus tard, en janvier 2023, lui permettant de retrouver son audience sur Facebook et Instagram.
Depuis son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier, Donald Trump semble avoir adouci sa position à l’égard de Mark Zuckerberg. Le fondateur de Meta a même assisté à la cérémonie d’investiture du président républicain, marquant un tournant dans leurs relations.
D’ailleurs, Meta multiplie depuis peu les gestes en direction de la nouvelle administration américaine. Plusieurs alliés du président ont été nommés à des postes clés au sein de l’entreprise, tandis que des programmes controversés (anti-désinformation, prodiversité, promodération des contenus) ont été discrètement abandonnés.
Cet accord entre Trump et Meta ouvre la voie à de nouveaux débats sur la régulation des plateformes numériques et leur influence politique. Il montre aussi à quel point les géants de la tech doivent jongler entre liberté d’expression, pression politique et responsabilités sociétales.
D’un point de vue stratégique, ce règlement pourrait également influencer la modération des contenus à l’avenir. Meta envoie un signal fort : face aux risques juridiques et politiques, l’entreprise semble prête à revoir ses priorités pour s’aligner avec les nouvelles dynamiques de pouvoir.
Si cette affaire marque la fin d’un litige judiciaire entre Trump et Meta, elle n’éteint pas pour autant les tensions persistantes entre la Silicon Valley et les milieux conservateurs américains. Le débat sur le rôle des plateformes dans la démocratie moderne ne fait que commencer.
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